LE TRAVAIL
LA PASSION DU TRAVAIL.
Je me suis mis à la recherche du travail avec ardeur et méthode,
deux qualités que j’avais développées dans ma vie. Je voulais absolument éviter le piège de ceux qui, devant les contraintes du moment,
entrent sur le marché du travail de manière aveugle, pour ainsi supporter
tous les inconvénients d’un travail qu’il n’auront jamais aimé. Pour savoir quel travail convenait le mieux à ma personnalité et à mes
connaissances, j’ai fait appel à la connaissance de moi-même et à la connaissance
de mes savoir-faire. Mon passé me disait
que j’avais des aptitudes en communication et du plaisir à être en contact
avec un vaste public. Mon passé me rassurait quant à mes capacités
de planificateur, d’organisateur et de réalisateur.
Il me paraissait aussi évident que mes goûts allaient vers des tâches à saveur intellectuelle plutôt que tout autres. Je savais aussi ce en quoi j’avais eu les meilleurs résultats et ce en quoi j’avais eu
les plus belles satisfactions.
Tous ces éléments m’encourageaient donc àme
tourner vers un travail de type social, car c’est là que je
m’éloignerais le moins de mon profil antérieur et c’est là que l’adaptation
serait la plus facile. Pour approfondir
cette démarche, je n’ai pas hésité à recourir aux meilleurs tests disponibles à
ce moment-là à l’Université de Montréal pour évaluer mes capacités et mes
aptitudes. Je me souviens d’avoir été agréablement surpris devant les
résultats qui venaient tout simplement
confirmer mon analyse personnelle.
Après cette première démarche
fondamentale, je suis passé à l’étape ciblage.
Avec soin, je me suis mis à rechercher des organismes qui étaient au
service de la communauté. Je n’en ai exclu aucun. Pour
moi, ceux qui oeuvraient au niveau d’un quartier ou auprès de groupes de citoyens faisaient un travail
aussi valable que ceux qui oeuvraient au niveau d’une institution, d’une municipalité, du gouvernement provincial ou fédéral. Une fois les cibles fixées, mes Curriculum Vitae partirent à toute
allure dans la région de Montréal,
là où je croyais bâtir mon avenir. Je
savais que j’avais une valeur à offrir et je me suis fait son vendeur
infatigable.