Il est évident qu’à ce moment-là, je ne me connaissais pas vraiment
assez pour trouver un remède à la situation, autrement j’aurais pris action. Il était
également évident pour moi que j’étais profondément attaché à la vie religieuse et à mon ministère de sorte que je
n’étais pas prêt à tout abandonner sur-le-champ pour commencer une autre vie.
La solution se présenta comme par magie, du moins je le
pensais. Les Capucins n’étaient pas seulement des prêcheurs et des pasteurs, mais aussi des missionnaires. Depuis plusieurs siècles déjà, ils
s’étaient rendus dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique pour annoncer l’Évangile et convertir les peuples qu’on appelait
« païens ». Imaginez-vous
qu’au moment -même où je vivais ma crise, les Capucins canadiens ont été appelés pour aller ouvrir une mission au Tchad,
en Afrique Centrale.
Pour une fois, les supérieurs n’imposaient à
personne de partir dans ce pays, car ils considéraient ce ministère comme étant
un appel spécial de Dieu. Pour cette
raison, ils demandèrent des volontaires prêts à se rendre évangéliser. À peine quelques semaines plus tard, je donnais mon nom pour affronter cette
« héroïque » aventure en pensant sincèrement qu’elle pourrait être aussi la solution au drame intérieur que je
vivais.